Les gabegies des appels d’offres publics français

Posté le 23 novembre 2016 @ 17:51 par Manfred

En tant que personne régulièrement impliquée dans des appels d’offre publics, je ne peux que constater certains travers de ceux-ci.

Par exemple, empiriquement, je constate que environ la moitié des appels d’offres sont toujours non-dématérialisés. Ceci a un nombre de conséquences :

  • Perte de temps et donc d’argent pour les soumissionnaires à imprimer  et envoyer les documents ; pas loin de une demi-journée de travail par soumission.
  • Gâchis de papier.

Un calcul de coin de table permet de se rendre compte de l’ampleur du gâchis :
France Marché a publié en 2013 environ 350 000 appels d’offres publics. En considérant que seule la moitié des AO y est publiée, on a donc un ordre de grandeur de 700 000 appels d’offres publics par an. Pifométriquement, on peut prendre l’hypothèse de 8 soumissionnaires par appel d’offres, et un taux de dématérialisation des appels d’offres d’environ 50%, soit 2 800 000 soumissions papier par an.

Pour le temps de travail gâché, avec un tarif horaire environné de 40€ comme moyenne des entreprises d’ingénierie et en comptant une perte de 2,5 heures, cela veut dire un coût de 100€ par soumission, soit un coût pour les candidats de 280 millions d’euros par an.

Pour le papier, en considérant que le dossier moyen d’appels d’offres contient 150 pages A4 qui n’auraient aucun intérêt à être imprimées (certificats divers, références, etc ..), avec un grammage standard de 80 grammes par mètre carré, on arrive à un gâchis de 2 096 tonnes de papier par an.

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